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    February 28

    La richesse des régions dévoilée par Eurostat

    Voici une étude très intéressante d Eurostat sur la disparité de revenus des ménages selon les régions d Europe.

    "Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes, vient de publier ses statistiques sur la richesse des régions d'Europe pour l'année 2006. On y découvre, comme pour le chômage, qu'il existe de grandes disparités entre les 271 régions de l'Union. Un habitant londonien dispose ainsi de 89 300 euros par an, tandis qu'un Bulgare de la région de Severozapaden doit vivre avec 2 300 euros par an, soir près de 40 fois moins !

    Avec une moyenne de 23 600 euros par an par habitant, les 271 régions (établies selon la Nomenclature des unités territoriales statistiques, NUTS) de l'UE 27 font montre de disparités importantes en termes de richesse par habitant.


    Richesse de Londres...



    Parmi les régions les plus riches, on trouve ainsi le centre de Londres (Inner London), qui culmine à 336% de la moyenne européenne avec 89 300 euros par an par habitant, ou plutôt 79 400 SPA/hab, le standard de pouvoir d’achat (SPA) étant une monnaie artificielle qui tient compte des écarts entre les niveaux de prix nationaux, qui sert ici à comparer les régions entre elles.

    Suivent le Grand-Duché de Luxembourg (267% de la moyenne européenne), Bruxelles (233%) et Hambourg en Allemagne (200%). 41 régions dépassent ainsi le seuil de 125% dont 8 en Allemagne, 6 au Royaume-Uni, 5 aux Pays-Bas, 4 en Autriche, 3 en Espagne et en Italie, 2 en Belgique et en Finlande, et enfin une en République tchèque, au Danemark, en Irlande, en Grèce, en France, en Slovaquie et en Suède, et le Grand-Duché de Luxembourg.

    Eurostat précise cependant que les habitants de ces régions ne sauraient constituer cette richesse à eux seuls. Doivent alors être pris en compte les navetteurs, qui effectuent des allers-retours entre leur lieu de travail et leur domicile situé hors de la région considérée.



    ...pauvreté des régions



    Enfin, les 20 régions ayant le plus faible PIB par habitant se situent toutes, en 2006, en Bulgarie, en Hongrie, en Pologne et en Roumanie, les niveaux les plus bas étant enregistrés dans les régions du Nord-Est en Roumanie et de Severozapaden en Bulgarie, avec des PIB/hab respectifs de 5 800 SPA/hab (2900 Eur/hab) et 6 000 SPA/hab (2300 Eur/hab), soit pour chacune 25% de la moyenne européenne. Notons toutefois qu'à l'époque, ni Roumanie ni Bulgarie n'avaient intégré l'UE.


    Ainsi, parmi les 68 régions disposant d’un PIB par habitant inférieur à 75% de la moyenne, 15 régions se situent en Pologne, 7 en Roumanie et en République tchèque, 6 en Bulgarie, en Grèce et en Hongrie, 5 en Italie, 4 en France (toutes étant des départements d'outre-mer) et au Portugal, 3 en Slovaquie, et une région en Espagne et en Slovenie, ainsi que l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie."





    February 24

    Aspect nutritionnel de la sécrétion masculine

    "Le sperme n’est pas nocif ! Il contient deux types de vitamines (C et B12), mais également de nombreux sels minéraux tels le calcium, le magnésium, le phosphore, le potassium et le zinc ; il contient aussi deux sucres (fructose et sorbitol). Toutefois, le sperme est riche en protéine, en sodium et en cholestérol, donc attention !
    Il ne contient pas de testostérone, et sachez que sa consommation par voie digestive n’entraîne pas une masculinisation de l’organisme féminin. Pour en finir, la valeur calorique d’une éjaculation moyenne varie entre 15 et 30 calories..."

    mieux encore ça serait un "anti-graisse", je suis MDR en m'imaginant une pub sur les vertus de l'avalge, du style : "aussi riche qu'un steak, avec un minimum de calories, faites vous plaisir en maigrissant tout en faisant plaisir à votre conjoint... Mesdames n'hésitez plus à avaler" !!!"



    Merci à X !

    ;-)
    February 18

    Lettre d'une enseignante métropolitaine en Guadeloupe

    Mes chers amis,

    Nous sommes en grève générale depuis le 05.02.09, rien n'avance car la grande distribution et le gouvernement n'en ont rien à foutre de nous. Beaucoup de nos compatriotes métropolitains nous crachent dessus sur les forum du figaro, de libération, du monde en nous traitant d'assistés, en disant que nous ruinons la métropole par nos attitudes de tous les jours...

    Perso, je suis enseignante et malgré mes 40% de plus je ne peux même pas faire un prêt immo de plus de 110 000€ qu'achète t-on avec ça ?? un studio ?? lol

    Quand je fais des courses pour le mois en prenant quelques produits frais et les moins chers..... que de la viande congelée, des pâtes du riz; quelques yaourts je suis à 400€ de courses environ.... l'essence c'est 300€ par mois en sachant que je bosse à côté de chez moi et que je monte seulement 1/semaine chez mes parents qui habitent à 40km.....

    Un exemple édifiant : le gros pot de nutella nous coûte 7,50€ oui !!! j'en passe les meilleurs !!

    Nous ne grévons pas par complaisance mais par nécessité.... contrairement à ce qui est dit sur les forums, beaucoup de métros sont dans la rue tous les jours pour manifester leur mécontentement et la détresse dans laquelle nous sommes....

    La désinformation faite sur les chaînes de télé française est hallucinante... nous sommes tous les jours plus de 10 000 dans les rues sachant que l'essence est rationnée et que certains ne peuvent pas venir manifester..... notre manifestation est pacifiste, il en est de même en Guadeloupe, or les crs ont chargé en traitant les manifestant de "sale nègre" !! Oui il y a eu des jets de pierres, mais je pense que vous ne seriez pas non plus restés là sans bouger à prendre des coups..... Pourquoi la réponse du gouvernement à nos revendications est elle la répression ??

    Pourquoi la grande distribution qui fait des marges énormes, revient-elle aujourd'hui sur l'accord et déclare ne pouvoir baisser de 20% les prix que sur 54 familles de produits (dans lesquels seront pris en compte 0 à 3 produits) en mettant en avant que les magasins et grandes surfaces feraient faillite s'il fallait baisser de 20% 100 familles de produits.... le litre de lait candia coûte 1,50€ alors je pense qu'on peut baisser ce prix de 20% pour permettre aux gens de s'en sortir....

    Même la caf et le rmi et le smic ne sont pas les mêmes qu'en métropole !! Vous le découvrez sans doute mais beaucoup de chaînes tété en parle :

     itélé, lci, c dans l'air etc...... tf1, france 2 s'emploient à faire de la désinformation, même rfo martinique (ils ont pr obligation d'envoyer les reportages en métropole avant de les diffuser donc ils ne diffusent plus rien).

    Certes nous avons fait des erreurs, surtout en matière de tourisme, je trouve ça dommage..... mais faut-il nous laisser là, comme le fait le gouvernement ??

    Qu'est ce que cela leur coûte d'instaurer un contrôle, et d'obliger la grande distribution de s'aligner sur la continuité territoriale ??

    Ne laissez pas ce mail pourrir sur votre boîte mes amis, je vous le demande par amitié et par solidarité, transférez-le à vos amis pour qu'ils sachent qu'on grève parce qu'on se moque de nous, de nos valeurs, de nos besoins.....

    je vous donne rdv sur http://www.bondamanjak.com/ ou encore http://collectif5fevrier.blogspot.com/ pour avoir les bonnes infos...

    Cette grève est née d'un ras le bol de la classe moyenne et "pauvre" de la martinique :

    - enseignants

    - employés

    - petits commerçants

    etc....... il y a parmi eux toutes les races puisqu'on parle de problème de race sur les chaînes télé.... je suis dans la rue et je les vois tous chanter comme moi, alors sincèrement il n'y a pas de problèmes de races !! Je vous fais confiance et je sais que vous ne nous laisserez pas tomber !!

    Eliette Pennont

    Enseignante - Gréviste

     

    ORIGINE DES BEKES : QUAND ALAIN HUYGHES-DESPOINTES REECRIT L’HISTOIRE…

     Voici un peu d'éclairage sur le terme "Béké", par Jean-Laurent Alcide.
     

    ORIGINE DES BEKES : QUAND ALAIN HUYGHES-DESPOINTES REECRIT L’HISTOIRE…

    jeudi 12 février 2009 par Jean-Laurent Alcide

    Au cours du reportage consacré aux Békés martiniquais par la chaîne française CANAL +, on a pu entendre, entre autres insanités, de la bouche de M. Alain Huyghes-Despointes, la phrase suivante :

    « En 1635, des nobles français colonisent l’île de la Martinique… »

    Il y aurait de quoi rire, si cela ne révélait pas l’incroyable inculture, mêlée de duplicité, des « derniers maîtres de la Martinique ». En effet, il est bon de rappeler la composition des premiers colons :

    . 60% de paysans venus du fin fond des provinces du Nord-Ouest de la France (Vendée, Normandie, Poitou, Bretagne etc.) qui étaient employés comme « engagés » ou « 36 mois » par quelques grands planteurs et qui travaillaient sur les « habitations » aux côtés des esclaves noirs. S’ils parvenaient à survivre au bout de leur période d’engagement, ils se voyaient octroyer un bout de terrain pour devenir propriétaires à leur tour. En 1635, au 17è siècle donc, l’école gratuite, laïque et obligatoire n’existait pas encore (ce sera le cas 2 siècles plus tard), donc la quasi-totalité de ces paysans est analphabète et parle les dialectes d’oïl (normand, poitevin, vendéen etc…).

    . 30% de repris de justice, de malandrins, de hors-la-loi, bref de gens qui n’ont rien à perdre et qui sont prêts à tenter l’aventure vers l’Amérique afin de se refaire une nouvelle vie. Beaucoup d’entre ces gens de sac et de corde étaient d’ailleurs expulsés vers les colonies afin de purger le Royaume de France de ses impuretés.

    . 10% de cadets de famille, c’est-à-dire de fils de nobles qui, dans le droit d’Ancien régime, ne pouvait bénéficier d’aucune part de l’héritage de leur père (cet héritage revenant tout entier à l’aîné) et qui n’ayant aucune perspective en France, tentaient eux aussi de se construire une vie meilleure par-delà l’Atlantique.

    Autrement dit, contrairement à ce qu’affirme Alain Huyghes-Despointes, seule une infime minorité des Békés est d’origine noble. Tous les historiens sont d’accord là-dessus. Il suffit de lire le monumental travail de Petit-Jean-Roget (Béké lui-même), « La société d’Habitation à la

    Martinique1635-1665 » ou encore Sydney Daney, Gabriel Debien ou Paul Butel pour se rendre compte que l’origine noble de nos actuels Békés relève de la pure fable. Et il ne faut pas se laisser tromper par la particule que beaucoup d’entre eux arborent : au 17è siècle, un Jean Martin, originaire du village appelé « La Garrigue », par exemple, se faisait appeler « Jean Martin de La Garrigue ». C’était courant, banal même, Et surtout ça n’indiquait aucune origine noble !

    S’agissant des femmes békées, les choses sont encore moins reluisantes. A l’époque, les voyages vers l’Amérique sont longs (1 mois et demi), difficiles (cyclones) et surtout dangereux (pirates). De plus, ce continent inconnu a une mauvaise image : en Europe, elle est vue comme une terre sauvage, étrange, où vivent des « hommes à deux têtes » (sic) et qui n’a qu’un seul intérêt, celui de posséder de l’or. Le colon européen va donc aux Amériques pour essayer de s’enrichir au plus vite afin de retourner vivre en nabab dans le seul lieu où, selon lui, s’épanouit la Civilisation avec un grand « C », à savoir l’Europe. Le colon n’était pas venu fonder une nouvelle civilisation en Amérique ni planter la canne à sucre, le coton ou le café. Cela s’est fait par hasard. Jusqu’au 19è siècle, cette obsession du retour en Europe perdurera chez les Békés, soit plus de 2 siècles après leur installation aux îles ! Il n’y a qu’à lire pour s’en convaincre les « Mémoires d’un colon à la Martinique » du Béké Pierres Dessales, propriétaire de l’habitation Nouvelle Cité, à Sainte-Marie. Il passera sa vie à essayer de gagner suffisamment pour se réinstaller en France, chose qu’il fera pour sa famille, lui demeurant seul sur son habitation des années durant ! Et se lamentant sans arrêt de devoir vivre dans ce « maudit pays » !!!

    Donc, au 17è siècle, début de la colonisation, très peu de femmes blanches émigraient vers ces « isles » mal connues et réputées dangereuses qu’étaient les Antilles. A tel point que les premiers colons sont obligés d’avoir recours aux Caraïbesses (femmes caraïbes) et quand ce peuple sera exterminé, aux femmes noires. Beaucoup de colons assiégeaient littéralement le cardinal Richelieu, premier ministre de l’époque, de lettres suppliantes : « Envoyez-nous des femmes ! ». Il y allait, en effet, de la perduration des établissements français aux Antilles, médiocrement rentables à cause du manque d’or. Alors Richelieu ordonna à sa maréchaussée de razzier des péripatéticiennes sur les quais de Nantes, de La Rochelle et de Bordeaux afin de les envoyer de force aux Antilles. Et quand leur nombre n’était pas suffisant, cette maréchaussée kidnappait des jeunes filles de quatorze-quinze ans (des enfants abandonnés donc) pour les expédier aux colons. S’il y eut donc 10% de nobles parmi les hommes colons, il y en eut…0% s’agissant des femmes colons. Aucune femme d’un certain rang - et surtout pas noble - n’aurait pris le risque, en ce 17è siècle, de partir à l’inconnu, à bord de bateaux peu fiables et dont les équipages étaient composés de rustres et de ruffians. Ce n’est que lorsque le miracle de la canne à sucre se produira, vers 1660-70, enrichissant brutalement les colons (qui deviennent dès lors « Békés ») ainsi que les grands ports de la métropole française, que le « Code Noir » interdira les unions - et même les relations sexuelles - entre Blancs et Noirs. Avant 1685, beaucoup de Blancs concubinaient avec des négresses et même se mariaient parfois (on a retrouvé des actes de mariage de ce type dans des archives paroissiales).

    Monsieur Alain Hughes-Despointes réécrit donc l’histoire, comme le font d’ailleurs, nombre de Békés, afin de tenter d’effacer ces origines peu reluisantes.

    C’est à la fois ridicule et pathétique. Ridicule parce qu’il n’y a aucune honte, quand on est Antillais, à avoir des origines peu reluisantes. C’est le cas de toutes les populations qui sont venues s’installer dans les îles ou qui y ont été emmenées de force. De même que 90% des Békés descendent de serfs et de putes, la grande majorité des esclaves noirs n’étaient pas des fils de rois, ni les Indiens (dits « Coulis ») des fils de Maharadjah, ni les Chinois fils d’empereurs, ni les Syriens fils de cheicks. Personne n’émigre de gaieté de c

    œur ! Surtout à l’époque où les voyages étaient très longs et où on ne disposait d’aucun moyen (téléphone, télévision, Internat

    etc…) de garder le contact avec sa terre natale. Partir était le plus souvent un voyage sans retour.

    Les Noirs antillais descendent pour beaucoup de gens qui étaient déjà esclaves ou prisonniers de guerre en Afrique. On connaît le rôle sinistre d’intermédiaire joué dans la Traite par maints roitelets de la côte occidentale de l’Afrique. Il y a pu avoir, ici et là, un roi ou deux-trois nobles vaincus qui ont dû faire partie des « bois d’ébène », mais ce n’était pas très fréquent. Quand aux Indiens, ils descendent pour la plupart des « Intouchables », ces hors-castes qui, jusqu’à aujourd’hui, sont considérés comme la lie de la société indienne. Pourquoi un fils de Maharadjah abandonnerait-il ses épouses, ses serviteurs et son palais pour s’en aller couper la canne à sucre aux Antilles ? Pareil pour les Chinois.

    Il n’y eut guère qu’un seul Mandarin parmi ceux qui sont arrivés à la Martinique ! Et c’est parce qu’il avait été embauché comme interprète. Tous les autres étaient déjà des « Coolees » à Canton ou à Shanghai, c’est-à-dire des gens taillables et corvéables à merci. Quand aux Syro-libanais, ils ont fui leur pays à cause des guerres claniques qui s’y déroulaient, de la misère et de la colonisation franco-britannique.

    Aucun Antillais (blanc, noir, indien, chinois ou syro-libanais) ne saurait donc se targuer d’une quelconque noblesse. Nous sommes tous les fils et filles de repris de justice, de bannis, de réprouvés, d’esclaves ou de fugitifs. Et quand aux métis (mulâtres, chaben etc…), ils sont le fruit de l’union de ces mêmes réprouvés, esclaves et fugitifs et donc sont des bâtards à la puissance 2.

    Assumons notre bâtardise commune, messieurs les Békés, et tentons de rebâtir ensemble une société débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme et du préjugé racial !

    Jean-Laurent Alcide

    February 13

    Naoned dans la BZH ?

    Le débat en Bretagne, de "Nantes fait partie de la Bretagne ou non ?" a toujours animé notre plus belle région de France. Etant au collège puis au Lycée, je répondais non, car Naoned ne fait pas partie de la Bretagne d un point de vue administratif. Quelques années plus tard, j'évoluais ma réflexion (le Sage doute toujours) en disant que Naoned peut faire partie de la Bretagne car le Château d'Anne de Breizh est à Naoned.

    Cette question peut devenir caduque suite au projet d'Edouard Balladur de rattacher la région de Nantes à la Bretagne.

    Voici un article très intéressant sur ce thème, retraçant le Zeitgeist Breton.

    Les patrons bretons redécoupent la France

    Écrit par Eric Le Braz, Rédaction de Newzy le 11-02-2009

    Les capitaines d'industrie sont sortis du bois. De la Brioche Dorée à Ubisoft en passant par le mystérieux Club des Trente, le lobby des entrepreneurs bretons vote pour la réunification de la Bretagne. Alors que le comité Balladur doit redessiner la France administrative, il propose une nouvelle carte de l'Ouest pour créer quatre régions au lieu de six.

    D'abord, ce n'est pas parce que le patronyme de l'auteur semble issu d'une lignée de porteurs de chapeaux ronds que cet article n'est pas objectif. En effet, pour la première fois depuis l'annexion la réunion de la Bretagne et de la France, tous les acteurs économiques, politiques, médiatiques et culturels de cette colonie française de la région se sont mis d'accord pour demander à l'envahisseur à l'État de redessiner la carte de France. Réunies au sein du collectif "Bretagne réunie", cent personnalités ont signé un appel pour que Naoned  Nantes et la Loire-Atlantique soient rattachées à la Bretagne. 

    Notons que Nantes était la capitale de la Bretagne lors de l'anschluss du rattachement du duché à la France au XVe siècle. La région conserva cependant ses frontières historiques jusqu'à ce que la Révolution disloque redessine l'ensemble en cinq départements. Puis en 1941, un obscur bureaucrate du régime de Vichy rattacha Nantes et la Loire inférieure à la région des Pays-de-la-Loire. Les justifications de cette amputation de cette aberration... heu de cette décision étaient en partie économiques : la Loire reliait naturellement Nantes à Angers. Mais la crainte de l'émergence d'une région forte semble aussi avoir joué un rôle. 

    Mêmes causes, effets différents en 2009. C'est pour accroître le poids économique de la région où ils entreprennent que les patrons bretons ont rejoint le mouvement pour une Bretagne réunie. Écoutez Philippe Gloaguen, président fondateur du Guide du Routard, Noël Couëdel, DG délégué du groupe Amaury ou Christian Guillemot, DG délégué de Guillemot Brothers (holding du groupe Ubisoft-Gameloft) : tous estiment que l'indépendance la réunification a une cohérence économique et sont venus le clamer lors d'une conférence de presse le 10 février 2009 au restaurant Le Divelec à Paris. Et ils entraînent avec eux des poids lourds comme Louis Le Duff (Brioche Dorée, Pizza dell'Arte), le groupe Glon, le toujours influent Patrick Le Lay ou le mystérieux Club des Trente qui réunit Pinault et Bolloré. 

    Si tout le gotha du Breizh bizh se bouge, c'est parce qu'il y a une fenêtre de tir pour réussir ce redécoupage administratif. Le comité Balladur chargé de la réforme éditoriale pourrait s'ouvrir à un nouveau "Yalta" des régions. Alors les Bretons vont plus loin qu'une simple annexion de la Loire-Atlantique : ils poposent une véritable redistribution des cartes "avec quatre régions fortes plutôt que six régions faibles", comme le résume le géographe Jean Ollivro. Cette nouvelle organisation proposée par "Bretagne réunie" passe en effet par une réunification des deux Normandie et un redéploiement des Pays-de-la-Loire  en une nouvelle région "Val de Loire" qui fusionnerait avec le Centre (voir carte), les Chouans la Vendée tombant dans l'escarcelle de Bécassine la prétendante Ségolène en son fief du Poitou-Charentes.  Certains résistants activistes bretons ont déjà voté avec leurs pinceaux pour cette nouvelle France de l'Ouest. Aujourd'hui 12 février, de jeunes militants pour la réunification comparaissent devant le tribunal correctionnel de Nantes pour avoir tagué sur les TER et l'Hôtel de Région les symboles de la puissance occupante des logos de la région Loire Atlantique... Le lobby économique breton peut aussi compter sur une intifada le soutien de la population. Plusieurs sondages donnent une large majorité de Bretons en faveur de la réunification.  72 % des habitants de l'actuelle région Bretagne (sondage Ipsos en mai 2003) et 67 % des habitants de la Loire-Atlantique (Ifop juin 2006) sont pour le rattachement. Certes, on n'a pas encore demandé leur avis aux habitants d'Angers et du Mans... Mais après tout, Ha mallozh ruz d'ar C'hallaoued.

    Source :  http://www.newzy.fr/actualites/a-la-une/les-patrons-bretons-redecoupent-la-france.html




     
    La Bretagne, ça vous gagne !!!!
    envoyé par newzy-fr